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«Je serais restée six mois de plus!»

  • Photo du rédacteur: CPA Sans Frontières
    CPA Sans Frontières
  • 12 juil.
  • 3 min de lecture

Thuy et LIsa-Marie avec des membres du GIE
Thuy et LIsa-Marie avec des membres du GIE

De retour au Québec depuis peu, les quatre comptables de l’équipe de KPMG qui étaient partis pour trois semaines de volontariat au Sénégal, en partenariat avec CPA Sans Frontières et Mer et Monde, se réjouissent de la mission accomplie et profitent à présent d’un repos bien mérité.


Le bilan des travaux réalisés et les perspectives à venir feront l’objet d’une appréciation professionnelle prochainement, mais déjà l’un des membres de l’équipe n’hésite pas à qualifier cette mission d’expérience magnifique!


Certes, tout ne s’est pas déroulé comme il avait été planifié — comme souvent dans ce type de voyage où les ajustements créatifs et les solutions improvisées font justement partie aussi de la mission. Des communications plus fluides entre Montréal et le terrain, des mandats encore mieux définis au préalable avec les organisations communautaires, un jour ou deux de plus pour «arriver» sur le terrain avant l’immersion interculturelle auprès des familles d’accueil… autant d’améliorations à envisager pour les missions à venir, mais rien qui n’ait empêché les quatre professionnels de mener à bien leur mission, ni de vivre pleinement l’expérience de la «teranga» du Sénégal.


Répartis en deux équipes de deux, les volontaires de KPMG ont mis leurs connaissances et leur expérience au service de deux structures communautaires locales.


L’une d’elles était l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Thiès, géré par l’Ordre hospitalier des Frères de Saint Jean de Dieu — et non, ce ne sont pas les Templiers! Il s’agit en fait d’un établissement privé à but non lucratif de cliniques ambulatoires et de 125 lits pour hospitalisation, ouvert à toute la population, qui fournit des soins de santé de qualité aux personnes les plus vulnérables, sans discrimination sociale, ethnique ou religieuse.


Marc-Antoine et Sophie (en pantalon)
Marc-Antoine et Sophie (en pantalon)

Le Groupement d’intérêt économique «Sop Serigne Saliou» de Thiokhol, à une demi-heure de Thiès, était l’autre association locale de cette mission. Un groupement d’intérêt économique est une structure socio-économique typique de l’Afrique occidentale, qui a pour but de faciliter l’activité économique de ses membres afin d’en améliorer les revenus, par une activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou par les professions libérales. Établi en 2014, le GIE de Thiokhol compte une équipe composée de 11 femmes uniquement, le choix assumé de la personne présidente désireuse d’offrir à des femmes une plus grande autonomie financière et un revenu. Ces femmes opèrent des moulins et autres machines à moudre pour desservir la population des villages avoisinants, notamment des femmes qui produisent du maïs, du couscous et du millet et qui doivent les transformer en farine pour les commercialiser plus facilement.


Avec chacune de ces deux organisations locales, les comptables de KPMG ont d’abord réalisé une analyse des besoins en termes de gestion et administration, et puis ont convenu d’actions à mener en priorité. Ainsi, en binôme avec le personnel local, la contribution de nos comptables a porté dans un cas sur l’amélioration des flux d’information vers les services de la comptabilité et l’intégration des systèmes d’information pour limiter la perte de données, alors que dans l’autre cas, a été conçue une structure comptable complète pour améliorer le suivi des revenus et dépenses et pour structurer les opérations financières de fin de mois.


Œuvrant auprès d’organisations communautaires à but non lucratif, les interventions de ces volontaires ne visaient pas l’amélioration des profits, mais une plus grande efficacité qui se traduit ensuite en meilleurs services pour la population, plus grande transparence et redevabilité et plus grande crédibilité auprès du public et des autorités. Le tout contribue à une dynamique sociale basée sur la confiance et la collaboration.


Quand ils n’étaient pas à pied d’œuvre, les volontaires passaient du temps avec leurs familles d’accueil, participant aux activités quotidiennes, découvrant un monde riche de gestes nouveaux et de significations inconnues, tissant des relations de camaraderie et d’amitié. L’invitation à des célébrations familiales ou à des cérémonies religieuses — comme la première communion d’un enfant, ou la fête musulmane de la Tabaski — a notamment couronné et légitimé l’acceptation et l’intégration des volontaires.


Les deux dimensions, professionnelle et personnelle, sont souvent imbriquées l’une dans l’autre lors de ces missions. Comme le partage l’une des volontaires: «Cela a été particulièrement marquant pour moi! Cette expérience m’a permis de beaucoup en apprendre sur moi-même, mais aussi de mieux réaliser l’importance de l’entraide et du sentiment de communauté». Et une autre d’ajouter: «Si j’avais pu, je serais restée six mois de plus!»

 
 
 

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